Initiatives citoyennes : la notion d’«empowerment» mise en débat

L’«empowerment» semblerait comme notion perdre de son pouvoir. Elle est partie du mouvement des droits civiques et de l’organisation communautaire aux États-Unis (Saul Alinsky et Martin Luther King) en passant par le mouvement des femmes. Finalement elle est entrée dans l’univers des politiques publiques et du développement international y compris dans certaines institutions de l’ONU. Là où ça ne va plus du tout, c’est lorsqu’elle se retrouve en marketing et publicité. Elle devient « faussement consensuelle, édulcorée et dépolitisée » nous dit Anne Calvès, sociologue à l’Université de Montréal dans l’article qui suit. Soit ! Mais en recherche et en enseignement (collégial ou universitaire) dans des disciplines du social comme l’organisation communautaire et le développent local ou régional de même que dans les mouvements sociaux, elle a gardé sa portée et son caractère collectif. Pas question de la laisser à d’autres ! On lira ici une belle synthèse critique en 1000 mots de cette notion d’empowerment par une journaliste du Devoir, Sophie Chartier. À lire absolument !

«Empowerment», un mot qui perd de son pouvoir

«Empowerment», un mot qui perd de son pouvoir

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Louis Favreau

À propos de Louis Favreau

Louis Favreau, sociologue et directeur de la Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC-UQO), organisateur communautaire engagé dans le développement du mouvement communautaire de la fin des années 60 jusqu’à aujourd’hui. Également engagé dans une solidarité internationale de soutien à des organisations de pays du Sud (groupements paysans, coopératives, associations de femmes). Auteur de plusieurs ouvrages sur le développement communautaire, le syndicalisme, les coopératives, la transition écologique et la solidarité internationale.

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